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La paire de devises GBP/USD a continué à évoluer dans une fourchette de prix limitée mardi, avec des mouvements au cours de la semaine passée ressemblant à un jeu de bascule. La livre sterling n’a pas réussi à sortir de la zone 1,3250–1,3464 depuis plus d’une semaine. Il est peu probable que les récents mouvements du marché puissent être qualifiés de phase plate ou de simple coïncidence. Cette fois, les événements fondamentaux et géopolitiques ont réellement provoqué un changement continu du sentiment de marché. Par conséquent, la hausse de la livre sterling lundi ne signifie pratiquement rien. Les résultats « hawkish » de la réunion de la Bank of England ont peu de poids. Les allusions des banques centrales européennes à une hausse des taux directeurs cette année ne signifient rien non plus. Le refus de la Federal Reserve d’assouplir sa politique, au moins jusqu’à la fin de l’année, ne signifie pas davantage. Tout dépend de la manière et du moment où le conflit au Moyen-Orient se résoudra et du moment où le détroit d’Ormuz sera à nouveau ouvert. Si la guerre s’arrêtait demain (et avec Trump, cette possibilité ne peut être exclue), l’inflation n’aurait tout simplement pas le temps de s’envoler à des niveaux qui exigeraient une intervention « hawkish » des banques centrales. À l’inverse, si la guerre devait durer des années (ce qui n’est pas exclu non plus), la Fed pourrait suivre les exemples donnés par la European Central Bank et la Bank of England.
De notre point de vue, la politique de Trump repose entièrement sur ce qui lui est personnellement bénéfique en tant que président américain. Donald Trump possède déjà tout dans sa vie, si bien qu’à un âge avancé il ne peut plus être vraiment intéressé que par le pouvoir et par le fait d’inscrire son nom dans l’histoire des États‑Unis. C’est précisément pour cette raison que Trump souhaitait avec tant d’ardeur recevoir le prix Nobel de la paix et a « mis fin à une douzaine de guerres dans le monde ». Le leader républicain veut apparaître fréquemment au cœur d’événements historiques majeurs et être considéré comme le meilleur, ou du moins comme l’un des meilleurs présidents de l’histoire américaine.
Ainsi, Trump fera ce qui l’avantage, lui, plutôt que ce qui avantage l’Amérique. Qu’est‑ce qui est bénéfique pour l’occupant actuel de la Maison‑Blanche ? Il est avantageux pour Trump de conclure la guerre en proclamant une victoire totale sur l’Iran et la destruction de l’ensemble du potentiel nucléaire du pays. Dans ce cas, son nom serait gravé dans les manuels d’histoire, et il pourrait même y avoir une statue supplémentaire, dans quelque ville américaine, « de l’homme qui a empêché une frappe nucléaire contre les États‑Unis ».
Si le conflit avec l’Iran se prolonge, toute idée d’assouplissement de la politique monétaire pourra être écartée. Même Kevin Warsh ne changera pas la donne, car ses votes aux côtés de Stephen Miran ne suffiraient pas à faire pencher la balance en leur faveur. Et Trump a besoin de « rythmes de croissance économique sans précédent », que l’on ne connaît pour l’instant qu’à travers les déclarations du président. Actuellement, l’économie américaine progresse à un rythme inférieur à celui enregistré sous la présidence de Joe Biden, qui n’a pas mené de guerres, n’a expulsé personne du pays, n’a poursuivi personne en justice, n’a pas imposé de droits de douane et n’a pas fait pression sur la Fed. Ainsi, les résultats économiques des États‑Unis sous Trump sont, à ce stade, extrêmement médiocres. Les Américains, qui ont déjà trébuché deux fois sur la même pierre, sont peu susceptibles de le faire une troisième fois.
La volatilité moyenne de la paire GBP/USD sur les 5 dernières séances de trading est de 157 pips, ce qui est considéré comme « élevé » pour cette paire. Par conséquent, pour le mercredi 25 mars, nous anticipons un mouvement dans une fourchette délimitée par les niveaux 1,3231 et 1,3545. Le canal de régression linéaire supérieur s’est mis à évoluer à l’horizontale, ce qui indique un retournement de tendance. L’indicateur CCI est entré deux fois en zone de survente, ce qui signale en outre la fin de la correction et la formation d’une divergence « haussière ».
S1 – 1,3306
S2 – 1,3184
S3 – 1,3062
R1 – 1,3428
R2 – 1,3550
R3 – 1,3672
La paire GBP/USD est en phase de correction depuis un mois et demi, mais sa perspective à long terme n’a pas changé. La politique de Trump continuera d’exercer une pression sur l’économie américaine, de sorte que nous ne nous attendons pas à une appréciation du dollar américain en 2026. Ainsi, les positions longues avec des objectifs à 1,3916 et au‑delà restent pertinentes tant que le prix se maintient au‑dessus de la moyenne mobile. Si le prix passe sous la ligne de la moyenne mobile, de petits shorts peuvent être envisagés avec des objectifs à 1,3231 et 1,3184, sur la base des facteurs géopolitiques. Ces dernières semaines, presque toutes les nouvelles et tous les événements ont joué en défaveur de la livre sterling, prolongeant la correction.
Les canaux de régression linéaire aident à déterminer la tendance actuelle. S’ils sont tous les deux orientés dans la même direction, cela indique une tendance forte ;
La ligne de moyenne mobile (paramètres 20,0, lissée) détermine la tendance à court terme et la direction dans laquelle il convient actuellement de trader ;
Les niveaux de Murray sont des niveaux cibles pour les mouvements et les corrections ;
Les niveaux de volatilité (lignes rouges) indiquent un canal de prix probable dans lequel la paire devrait évoluer au cours des 24 prochaines heures, sur la base des données de volatilité actuelles ;
L’entrée de l’indicateur CCI en zone de survente (sous -250) ou de surachat (au‑dessus de +250) indique qu’un retournement de tendance en sens inverse est imminent.