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30.03.2026 09:33 AM
Les répercussions de la guerre au Moyen-Orient se font déjà sentir dans la zone euro

Alors que la monnaie unique européenne perd rapidement du terrain face au dollar américain, les économistes estiment que la zone euro connaîtra ce mois-ci sa plus forte hausse de l’inflation depuis le début de l’opération militaire de la Russie en Ukraine en 2022.

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Aujourd'hui, les données économiques cruciales de l'Allemagne, attendues pour demain, sont au centre de l’attention. L’inflation du mois de mars pourrait bondir jusqu’à 1,1 point de pourcentage. Selon les premières estimations officielles, les prix à la consommation pour l’ensemble du mois de mars, après la frappe américaine contre l’Iran, devraient progresser de 0,7 point de pourcentage, ce qui impliquerait un taux d’inflation annuel (CPI) d’environ 2,6 %. L’inflation sous-jacente (core CPI), qui exclut l’énergie et d’autres éléments volatils, devrait rester à 2,4 %. Les chiffres seront publiés mardi, après la diffusion des rapports des plus grandes économies de la région.

La dernière fois que la région a connu une hausse de l’inflation plus marquée, c’était il y a quatre ans, au même mois, lorsque les marchés gaziers avaient été paralysés ; cette hausse de l’indice des prix à la consommation avait alors été nettement plus forte, à environ 1,5 point de pourcentage.

Le souvenir de cette crise, durant laquelle la Banque centrale européenne avait réagi lentement, incite aujourd’hui les responsables politiques à agir plus rapidement si nécessaire, éventuellement en relevant les taux d’intérêt dès le mois prochain. Plusieurs responsables de la BCE ont évoqué cette possibilité la semaine dernière. La présidente de la BCE, Christine Lagarde, a averti que la réparation des dommages subis par les infrastructures pétrolières et gazières dans la région prendra de nombreux mois, et que même si la guerre se terminait demain, les prix du pétrole ne reviendraient pas à leurs niveaux antérieurs aussi rapidement que beaucoup l’anticipent.

Une crise du coût de la vie à grande échelle semble désormais peu probable. Toutefois, dans un scénario pessimiste — conflit prolongé et prix de l’énergie durablement élevés —, au moins trois relèvements de taux de la part de la BCE pourraient être déclenchés et pousser la région en récession technique.

Malgré les appels de la Maison-Blanche en faveur de pourparlers, les combats se poursuivent : l’Iran et Israël échangent des tirs de missiles et les attaques contre les États du Golfe se sont intensifiées.

Les prévisions d’inflation pour la zone euro varient, selon les enquêtes, d’environ 2 % — l’objectif de la BCE — à 3,1 %. Les publications de mardi devraient ouvrir bien des yeux.

Prévisions techniques pour l’EUR/USD

Les acheteurs doivent désormais reprendre la main à 1,1520. Ce n’est qu’à cette condition qu’un test de 1,1555 sera possible. À partir de là, la paire pourrait monter vers 1,1585, mais y parvenir sans le soutien des gros intervenants sera difficile. L’objectif haussier plus éloigné se situe à 1,1630. À la baisse, je m’attends à un intérêt acheteur significatif uniquement autour de 1,1485. En l’absence d’achats à ce niveau, il sera plus prudent d’attendre un nouveau plus bas à 1,1445 ou d’ouvrir des positions longues à partir de 1,1410.

Prévisions techniques pour le GBP/USD

Les acheteurs de livre sterling doivent franchir la première résistance à 1,3285. Ce n’est qu’ensuite qu’ils pourront viser 1,3310, au-dessus de laquelle une nouvelle cassure s’annonce difficile. L’objectif haussier plus éloigné se situe autour de 1,3340. À la baisse, les vendeurs tenteront de reprendre le contrôle à 1,3255. S’ils y parviennent, une rupture de cette zone porterait un coup sévère aux acheteurs et pourrait faire reculer le GBP/USD vers 1,3230, avec une possible extension en direction de 1,3200.

Jakub Novak,
Analytical expert of InstaTrade
© 2007-2026

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