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01.07.2026 09:19 AM
Le pétrole se stabilise après un effondrement trimestriel historique

Le pétrole s’est stabilisé après un effondrement trimestriel historique, et le marché attend désormais les résultats des négociations à Doha. Le Brent a dépassé 73 $ le baril, comblant une partie de la chute de près d’un tiers enregistrée au cours des trois derniers mois, la plus forte depuis le début de la pandémie. Le WTI s’échange juste en dessous de 70 $. Selon des informations parues dans les médias, les négociateurs américains Jared Kushner et Steve Witkoff ont mené des discussions positives au Qatar, et les négociations techniques avec l’Iran progressent.

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Goldman Sachs a souligné hier que, malgré des tensions périodiques dans la région du détroit, les exportations et importations d’énergie des États-Unis vers la Chine restent stables, confirmant que le marché évolue dans la bonne direction. La situation devrait être entièrement résolue d’ici la fin juillet. Il s’agit d’un repère clé pour les traders, qui raisonnent désormais non plus en semaines, mais sur un horizon précis d’un mois.

C’est justement cette confiance dans un dénouement imminent qui tire les prévisions de prix à la baisse, et de façon assez marquée. Selon Goldman Sachs, le marché connaîtra un surplus d’offre d’environ 2 millions de barils par jour l’an prochain, même en tenant compte du reconstitution des réserves stratégiques mondiales après la guerre. Morgan Stanley partage cette analyse et a abaissé ses prévisions de prix pour la deuxième fois en deux semaines, les flux transitant par le détroit se rétablissant plus rapidement que prévu. Lorsque les deux plus grandes banques de Wall Street parviennent indépendamment à la même conclusion sur un excédent imminent, c’est un signal fort pour l’ensemble du marché.

L’ampleur du rétablissement des approvisionnements est impressionnante et se trouve confirmée par les chiffres. L’Iran a indiqué avoir exporté plus de 40 millions de barils de pétrole depuis la levée du blocus maritime américain. Parallèlement, les livraisons russes ont atteint des niveaux records. La combinaison de ces flux a entraîné une accumulation notable de pétrole en mer, ce qui signale physiquement un surplus avant même qu’il n’apparaisse pleinement dans les statistiques de stocks.

Cependant, il est prématuré d’affirmer que le conflit est totalement résolu. L’Iran a de nouveau confirmé sa détermination à contrôler le trafic maritime via le détroit et a rappelé que les principales questions litigieuses, notamment le programme nucléaire du pays et la cessation des hostilités au Liban, restent en suspens. Cela pourrait compliquer les négociations durant toute la période de cessez-le-feu de 60 jours.

Le prochain repère pour le marché sera la publication aujourd’hui des données sur les stocks de brut américains. La semaine dernière, l’Energy Information Administration a indiqué que les stocks à l’échelle nationale étaient tombés à leur plus bas niveau depuis 1984, un héritage des pénuries liées à la période de guerre.

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En ce qui concerne la configuration technique actuelle du pétrole, les acheteurs doivent reprendre la résistance la plus proche à 71,25 $. Cela permettra de viser 76,30 $, au-dessus de laquelle il sera assez difficile de franchir. L’objectif le plus éloigné se situera autour de 81,38 $. En cas de repli du pétrole, les vendeurs tenteront de prendre le contrôle de 67,77 $. S’ils y parviennent, une sortie de ce range portera un sérieux coup aux positions des acheteurs et entraînera le pétrole vers un plus bas à 59,96 $, avec la perspective d’atteindre 51,99 $.

Miroslaw Bawulski,
Analytical expert of InstaTrade
© 2007-2026

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