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La paire GBP/USD a perdu de son élan haussier, mais on ne peut pas encore considérer que la progression haussière est arrivée à son terme. À mon sens, le salut de la livre sterling repose entre les mains de l’euro. À l’heure actuelle, la monnaie européenne conserve encore un biais haussier et n’a pas invalidé ses deux derniers déséquilibres haussiers. Ces déséquilibres pourraient sauver à la fois l’euro et la livre. Comme je l’ai déjà indiqué, je ne vois aucune raison pour que les vendeurs lancent une offensive. Pratiquement tous les facteurs les plus importants à l’heure actuelle jouent en faveur des acheteurs. Cette semaine, les traders devraient prêter attention au rapport sur l’inflation américaine, ainsi qu’à la réunion de la BCE, qui pourrait également influencer la devise britannique en raison de sa forte corrélation avec la monnaie européenne. Cependant, en ce début de semaine, les traders ne se précipitent pas pour ouvrir des positions.
Au cours du mois écoulé, le dollar a subi de nombreux revers, notamment en raison de la décision du Trésor américain d’augmenter ses achats d’obligations à long terme, de faibles rapports mensuels sur les Nonfarm Payrolls, d’un faible rapport annuel sur les Nonfarm Payrolls, d’un ralentissement de l’indice des prix à la consommation (CPI), d’un ralentissement de la croissance du PIB et d’une révision à la baisse des anticipations de marché concernant le durcissement de la politique monétaire de la Fed. Les seuls facteurs positifs pour le dollar cette semaine ont été le rapport sur les Nonfarm Payrolls (pour la première fois depuis longtemps) et l’ISM Services PMI. À mon sens, le dollar américain aurait pu baisser beaucoup plus fortement qu’il ne l’a finalement fait.
Les vendeurs ont-ils actuellement des perspectives ? À mon avis, très peu. Comme nous l’avons déjà constaté, le contexte informationnel ne soutient pas le dollar américain. Cependant, il ne faut pas oublier que tout ne dépend pas uniquement de ce contexte sur le marché. Sur le long terme, le marché évolue dans une zone de range depuis environ un an. Nous avons observé trois vagues haussières, et tout laisse à penser que les acheteurs devraient poursuivre leur progression. Toutefois, au cours de l’année écoulée, nous avons assisté à une alternance de structures en trois vagues ou de schémas similaires. Le balayage de liquidité du swing du 1er mai pourrait offrir une base pour une nouvelle jambe baissière, ce qui est totalement en décalage avec le contexte informationnel.
La géopolitique n’a plus d’effet favorable sur le dollar. Les négociations entre les États-Unis et l’Iran ont de nouveau échoué et ne sont plus en cours. De temps à autre, l’Iran et les États-Unis échangent frappes, menaces et ultimatatum, ce qui ne produit aucun effet en termes de résolution du conflit et de fin de la guerre. Personne ne peut, à l’heure actuelle, prévoir combien de temps encore le conflit va durer. Et le dollar ne peut pas compter sur le soutien du marché à chaque échange de frappes, qui interviennent avec une régularité notable.
L’analyse graphique montre que le tableau est passé de haussier à baissier en quelques jours seulement, sur la base de deux événements complètement ambigus. La monnaie européenne peut mettre un terme à la baisse de la livre, mais pour l’instant, ce sont les vendeurs qui disposent de deux déséquilibres à partir desquels des positions peuvent être ouvertes. La baisse de la livre peut s’achever à tout moment si l’euro ne parvient pas à dépasser ses déséquilibres. Au sein de la paire euro–livre, la monnaie européenne a un statut plus élevé.
Il n’y avait pas de contexte macroéconomique ni au Royaume‑Uni ni aux États‑Unis lundi, et les traders n’ont pas pris de décisions précipitées ou irréfléchies à l’approche d’une nouvelle série de statistiques et d’événements importants. Cette semaine, ceux‑ci incluent la réunion de la BCE avec un discours de Christine Lagarde, ainsi que les données d’inflation américaines. La semaine prochaine, les réunions de la Bank of England et de la Fed sont au programme.
Le contexte informationnel global reste tel que, à long terme, je ne peux m’attendre à autre chose qu’à une baisse du dollar américain ; toutefois, cette baisse semble une nouvelle fois repoussée pour quelque temps. La guerre entre l’Iran et les États‑Unis n’a pas modifié mes anticipations à long terme. La géopolitique a contraint le marché à se rappeler, pendant plusieurs mois, le statut de valeur refuge du dollar, mais le conflit a déjà dépassé sa phase la plus active. Les perspectives de durcissement de la politique monétaire du FOMC demeurent ambiguës, tandis que le marché lui‑même ne cesse de modifier ses attentes. Ainsi, à mon avis, toute hausse du dollar est temporaire et portée par des facteurs de court terme. Je ne vois aucune raison de s’attendre à une vaste offensive baissière.
Calendrier des nouvelles pour les États‑Unis et le Royaume‑Uni :
Le 8 septembre, le calendrier des événements économiques ne comporte qu’une publication relativement peu intéressante. L’impact du contexte macroéconomique sur le sentiment de marché mardi sera soit inexistant, soit extrêmement limité.
Prévisions GBP/USD et recommandations de trading :
La configuration de long terme pour la livre reste haussière. Après les balayages de liquidité des deux derniers swings et la formation d’une série de signaux d’achat, les acheteurs peuvent encore poursuivre leur progression. Malheureusement, au cours de la semaine écoulée, les vendeurs ont gardé la main, et tous les schémas haussiers récents ont été invalidés. Les vendeurs disposent désormais de bases graphiques pour une offensive. Seule la monnaie européenne peut sauver la livre. Le balayage de liquidité du swing du 1er mai a permis au mouvement baissier de débuter, et un signal de vente s’est formé dans le cadre de « l’inverted imbalance » 27. Il est difficile de dire combien de temps la livre va continuer à reculer. Deux déséquilibres haussiers sur EUR/USD peuvent très bien stopper cette baisse. Le fait que les vendeurs n’aient pas lancé une nouvelle attaque après le rapport sur les Nonfarm Payrolls indique que ce rapport ne modifie pas la perception du marché quant à la décision de taux de la Fed en septembre. Les traders manquent toujours de conviction quant à un durcissement de la politique monétaire la semaine prochaine.