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16.04.2026 12:34 AM
L’or proche de ses sommets historiques : UBS relève sa prévision à 5 900–6 200 $ d’ici fin 2026
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À la mi-avril 2026, le marché de l’or reste proche de ses plus hauts historiques : les traders et les investisseurs continuent d’évaluer les implications de l’affrontement entre les États‑Unis et l’Iran pour l’énergie, l’inflation et le taux de change du dollar. Dans ce contexte, les analystes de UBS ont accru leur optimisme à l’égard du métal précieux, reliant la poursuite de la hausse à la persistance de l’incertitude géopolitique et aux attentes d’une trajectoire des taux d’intérêt plus accommodante.

Dans un récent rapport d’analyse, Giovanni Staunovo, analyste matières premières chez UBS, a réaffirmé sa prévision. Selon la banque, d’ici la fin 2026, le prix de l’or pourrait se situer entre 5 900 et 6 200 $ l’once, ce qui représenterait une hausse d’environ 20 % par rapport aux niveaux actuels.

Mercredi, l’or s’échangeait autour de 4 839 $ l’once, après une brève poussée vers un plus haut mensuel à 4 895 $. Les cours ont toutefois ensuite reflué. Cette correction s’explique par un regain d’intérêt pour les actifs plus risqués et par l’anticipation d’une possible reprise des pourparlers de paix entre les États‑Unis et l’Iran.

UBS souligne en particulier que la dynamique observée depuis le début de l’opération militaire américano‑iranienne, le 28 février, s’est révélée moins favorable qu’escompté : l’or n’a pas réussi à franchir de manière convaincante la résistance à 5 200 $. La banque rappelle, à titre de contraste, le scénario de l’an dernier, où la progression avait atteint 65 %.

Bien que l’intérêt pour les stratégies de couverture demeure, UBS identifie la hausse des prix du pétrole comme un facteur limitant. Des prix du pétrole élevés accentuent les craintes d’inflation et soutiennent le dollar, réduisant ainsi l’attrait de l’or en tant qu’actif non productif de revenu.

Dans le même temps, la banque insiste sur le fait que l’or ne réagit pas seulement aux événements militaires immédiats, mais surtout aux conséquences économiques plus larges du conflit : dépréciation des monnaies, déficits budgétaires et ralentissement de la croissance.

Le taux directeur constitue un point central des projections de UBS, qui anticipe deux baisses de 25 points de base d’ici septembre. Selon la logique de UBS, cela entraînera un affaiblissement du dollar et une diminution des rendements réels, créant ainsi un « vent arrière » favorable à l’or.

L’optimisme de UBS coïncide avec les actions d’autres grands acteurs. La banque privée HSBC a indiqué avoir restructuré ses portefeuilles, réduisant notamment ses positions en actions indiennes et augmentant ses investissements en or, en liquidités et en hedge funds. La justification de cette décision inclut les risques liés à la guerre en Iran et à des prix du pétrole élevés (selon Bloomberg).

Patrick Ho, Chief Investment Officer pour l’Asie du Nord au sein de HSBC Private Banking, a décrit l’Inde comme le marché émergent « le plus vulnérable » d’Asie en raison de sa forte sensibilité aux coûts de l’énergie.

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Plus tôt, le département de recherche de HSBC prévoyait une hausse de l’or à 5 000 $ l’once au premier semestre 2026, en se fondant sur les risques géopolitiques et les inquiétudes liées à la dette publique. Cependant, la banque avertissait d’une correction probable au second semestre si les tensions commençaient à s’apaiser.

Le ton du marché continue d’être dicté par les interactions fragiles entre les États‑Unis et l’Iran. À la suite de l’interruption des pourparlers de paix le 12 avril, le dollar s’est renforcé et le pétrole est passé au‑dessus de 100 $ le baril, sur fond de préparatifs de la U.S. Navy en vue d’un éventuel blocus du détroit d’Ormuz. Ce même jour, le cours spot de l’or est tombé à environ 4 717 $ l’once, son plus bas niveau depuis le 7 avril. Cette baisse en réaction aux nouvelles diplomatiques a confirmé la grande rapidité avec laquelle les traders réagissent aux changements de contexte médiatique.

Giovanni Staunovo a souligné que les tensions persistantes autour de l’Iran et les risques dans le détroit d’Ormuz exercent une pression haussière sur les prix et accentuent la volatilité sur les marchés des matières premières, en particulier sur le marché pétrolier. Même les résolutions ultérieures, selon UBS, ne supprimeront pas les raisons fondamentales de la hausse de l’or.

Ce que cela signifie pour le marché aujourd’hui

Pour les traders, au cours des prochaines semaines, les principaux facteurs devraient inclure : la dynamique du dollar et des rendements réels (dans l’attente des décisions de la Fed), le comportement du marché pétrolier (comme indicateur des risques d’inflation) et le rythme des évolutions de l’agenda géopolitique autour de l’Iran et du détroit d’Ormuz. Dans ces conditions, la fourchette prévue par UBS (5 900–6 200 $ d’ici la fin 2026) reste une référence clé pour les stratégies de trading sur l’or.

Andreeva Natalya,
Analytical expert of InstaTrade
© 2007-2026

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