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01.07.2026 09:19 AM
L’or reste en mauvaise posture

L’or recule pour la troisième séance consécutive, passant sous les 3 960 $ l’once et atteignant un nouveau plus bas depuis novembre. Aujourd’hui, le métal a encore perdu 0,8 %, après avoir déjà reculé de 2 % lors des deux séances précédentes. La pression provient de deux fronts : monétaire et technique, qui se renforcent mutuellement.

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Le premier coup est venu de la présidente de la Federal Reserve de Cleveland, Beth Hammack. Mardi, elle a déclaré qu’elle ne voyait aucun élément convaincant indiquant que le niveau actuel des taux d’intérêt freine l’économie, et que la banque centrale pourrait devoir relever les taux afin de maintenir l’inflation à l’objectif de 2 %. Cette déclaration au ton restrictif s’inscrit dans le chœur déjà familier des membres « faucons » de la Fed ces dernières semaines. Williams a indiqué que les taux sont bien adaptés pour ramener l’inflation vers la cible, Goolsbee a souligné un mouvement dans la mauvaise direction et Barkin a jugé les chiffres trop élevés. À mesure qu’une nouvelle voix se joint à ce camp, le marché intègre de plus en plus dans les prix un relèvement de taux plutôt qu’une pause.

Un argument supplémentaire en faveur des « faucons » est venu des dernières données sur le marché du travail. Le nombre d’offres d’emploi en mai a peu évolué, ce qui témoigne d’une demande de main-d’œuvre toujours soutenue dans un contexte de récente accélération de la croissance de l’emploi. Une économie robuste donne à la Fed la marge de manœuvre nécessaire pour maintenir des taux élevés sans risquer un fort ralentissement, ce qui joue donc contre l’or. Le métal, qui ne génère aucun intérêt, perd de son attrait à chaque fois que la résilience de l’économie est confirmée, justifiant ainsi des taux élevés.

Le deuxième front de pression est purement technique, et un signal inquiétant est apparu. Un « death cross » s’est formé sur le graphique de l’or, la moyenne mobile à 50 jours passant sous la moyenne mobile à 200 jours. Certains investisseurs interprètent cette figure comme le signe de la formation d’une tendance baissière de long terme. Ce schéma a renforcé le sentiment vendeur et accru la pression de la part des vendeurs, tout en apportant une mise en garde importante. Il convient toutefois de rappeler que le « death cross » est un indicateur retardé, qui peut ne pas refléter un rebond à court terme si le sentiment s’améliore soudainement.

Le contexte diplomatique reste calme et, contrairement à la logique habituelle, ne soutient pas l’or en tant qu’actif refuge. Les négociateurs américains Kushner et Witkoff ont eu des entretiens positifs avec les dirigeants régionaux au Qatar, et les négociations techniques avec l’Iran progressent.

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Le point de repère le plus proche et le plus important sera la publication des données sur l’emploi aux États‑Unis, prévue pour la fin de cette semaine. Si le rapport confirme la résilience du marché du travail, les anticipations de politique monétaire restrictive se renforceront encore, et l’or risque de poursuivre sa trajectoire baissière à la suite du signal technique de « death cross ». En revanche, si les chiffres déçoivent, le métal pourrait avoir une chance de rebondir.

En ce qui concerne la configuration technique actuelle de l’or, les acheteurs doivent reconquérir la résistance la plus proche à 4 008 $. Cela leur permettra de viser 4 062 $, au‑dessus de laquelle il sera assez difficile de réussir une percée. L’objectif le plus éloigné se situera autour de 4 124 $. En cas de repli de l’or, les vendeurs tenteront de prendre le contrôle du niveau de 3 954 $. S’ils y parviennent, une sortie de ce range porterait un coup sérieux aux positions des acheteurs et pousserait l’or vers un plus bas à 3 906 $, avec la perspective d’atteindre 3 849 $.

Miroslaw Bawulski,
Analytical expert of InstaTrade
© 2007-2026

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